La cigarette électronique est-elle dangereuse pour les poumons ?

Cigarette electroniqueIl y a maintenant plus d’un an, une étude de l’Université de Californie démontrait que la vapeur de cigarette électronique entraînait, outre une modification de l’ADN (génotoxicité) une destruction de cellules pulmonaires, autrement dit une apoptose, ainsi qu’une mort prématurée et anarchique des cellules des poumons ; en d’autres mots, une nécrose. Nous allons aborder une étude récente présentant des résultats qui vont totalement à l’encontre de ces conclusions.

L’étude de l’Université de Californie

Cette étude californienne de 2015, mené par le docteur Jessica Wang-Rodriguez, avait suscité une vive réaction dans la communauté scientifique, notamment celle d’un docteur de l’université de santé publique de Boston qui remettaient en cause les conditions dans lesquelles se sont déroulées les expérimentations : d’après ces experts, la longue période durant laquelle les cellules étaient exposées in-vitro à la vapeur de cigarette électronique est injustifiée (3 jours). D’autre part, cette exposition in-vitro (donc dans un espace clos) ne reproduisait pas avec fidélité la manière dont les cellules des poumons sont soumises à la vapeur dans l’organisme du vapoteur. Dans les conditions réelles, la vapeur circule et ne stagne pas. Enfin, les volumes de vapeur pratiquées lors de cette étude étaient beaucoup plus conséquente que les proportions inhalées par un vapoteur, d’où une concentration accrue des toxines et des conséquences importantes sur les cellules de poumons observées.

Colorant poumonsUne nouvelle étude du BAT

Une nouvelle expérimentation, dirigée par David Azzopardi, lui-même assisté par sept chercheurs du British American Tobacco (BAT) vient apporter une contre-argumentation crédible aux résultats de Jessica Wang-Rodriguez. Cette étude montre que la vapeur de cigarettes électroniques ne présente aucune toxicité pour les cellules des poumons. L’équipe de recherche à veiller à utiliser des robots qui vapotent d’une manière semblable à celle d’un humain, ce qui a permis d’obtenir une vapeur d’une densité et d’une concentration comparables à la vapeur inhalée dans un cadre réel. Les cellules, placées dans des conditions in-vitro, ont été soumis à un colorant de couleur qui met en évidence leur état de santé. Plus précisément, les cellules saines ont la capacité d’assimiler ce colorant dans leurs lysosomes, d’où une persistance de la couleur rouge. Au contraire, les cellules en voie de destruction restent hermétiques au colorant et la couleur rouge disparaît peu à peu. Lorsque ces cellules sont soumises à des dosages réalistes de vapeur, toutes les cellules restent rouges. Par contre, les cellules passent rapidement au rose quand on leur inflige de la fumée de cigarette. Enfin, on note une cytotoxicité quand les cellules sont exposées à l’équivalent en vapeur de 24 heures de vapotage ramassé sur une seule heure, ce qu’aucun humain ne pourrait réellement supporter. Ce qui est vraiment surprenant, c’est que la vapeur de cigarettes électroniques reste beaucoup moins nocive que la fumée de cigarette, malgré ces expositions excessives.

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