Marisol Touraine veut soutenir l’innovation… Sauf dans la cigarette électronique !

Marisol vous conseilleA l’occasion de son allocution lors de la première Journée nationale de l’innovation en santé le samedi 23 janvier 2016, nous apprenions avec stupeur que l’innovation était une priorité pour Marisol Touraine : La ministre avouait même vouloir faire de la France un exemple dans ce domaine.

médecinOui à l’innovation.. Mais pas avec n’importe qui !

« Mon rôle est de fédérer l’ensemble des acteurs et de leur donner les moyens nécessaires pour que, grâce à l’innovation, le bien-être et la santé de nos concitoyens progressent un peu plus chaque jour. » C’est par ces mots que Marisol Touraine exprime sa volonté de réunir toutes les compétences pour faire reculer la maladie. Pourtant, certains acteurs du secteur n’ont pas reçu d’invitation de la part de la ministre. On pourrait même dire que certain pan entier du domaine de la santé ont été mis de côté, simplement par idéologie parce que leurs convictions n’étaient pas en symbiose avec la politique que Marisol Touraine entendait mener.  Nous parlons ici des centaines, voire des milliers de médecins, qu’ils soient généralistes, pneumologues, cardiologues, cancérologues, ORL… qui s’acharnent à dire que la e-cigarette est beaucoup moins dangereuse que la cigarette et qu’elle a vocation à faire reculer le tabagisme. Cette quasi-totalité de la communauté des médecins, qui a simplement décrit en toute sincérité la réalité, n’a donc pas bénéficié de l’attention, encore moins de l’écoute de Marisol Touraine. Passons sur toutes les raisons fiscales et les connivences qui ont poussé la ministre à faire autant preuve de mauvaise foi et à appliquer sans vergogne la Directive européenne dans son entièreté. Nous avons déjà longuement détailler ces points dans notre blog.

Marisol Touraine - Cigarette électroniqueOui à l’innovation.. Mais pas dans tous les domaines  !

Peut-être que le forum économique de Davos auquel a participé la ministre est à l’origine de cette prise de conscience. On peut espérer que la cigarette électronique profitera de cette évolution de ses convictions. Car jusqu’ici, Marisol Touraine n’a pas semblé vouloir soutenir l’amélioration des e-cigarettes et le développement du secteur. C’est le moins que l’on puisse dire. Outre les diverses restrictions auxquelles le vapotage doit faire face, la ministre a décidé d’appliquer en France la clause de la Directive européenne qui exige une demande d’autorisation de mise sur le marché, six mois avant la mise en vente d’un nouveau produit. Cet enregistrement s’accompagnera d’un audit approfondi du produit et de la rédaction d’un long document listant notamment tous ses risques potentiels. Certains professionnels évaluent le coût de ces procédures à un montant de 4000 euros par produit. Nous vous laissons imaginer les frais que cela pourrait occasionner pour un fabricant d’e-liquides qui présentent des dizaines de références. Il est évident que les marques réfléchiront à deux fois avant de lancer un nouveau matériel ou une nouvelle recette d’e-liquide. Et l’innovation s’en verra fortement ralentie. Quand on sait à quel point les prouesses techniques de ces dernières années ont permis de répondre toujours plus précisément aux besoins des fumeurs et vapoteurs, on peut craindre que cette nouvelle législation freine cette croissance que la cigarette électronique a connu jusqu’ici, tant sur le plan de l’économie, de la demande et de la diversité de l’offre.

Pour conclure, Marisol Touraine a déclaré : « J’ai décidé de mener une grande offensive européenne. Une grande conférence se tiendra au début du mois d’avril à Lyon, à l’initiative du président de la République. » Peut-être aurait-elle pu mener une grande offensive européenne pour que soient supprimés de la Directive des mesures qui tendent à freiner l’innovation dans le domaine de la cigarette électronique ?

 

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