Les scientifiques indépendants remettent en cause la dernière étude sur la cigarette électronique

not in my nameA chaque nouvelle étude américaine (par définition polémiste) sur la cigarette électronique, l’équipe de Smokeway se pose la question de la nécessité de diffuser l’information. Faut-il relayer ces nouvelles, au risque de donner du crédit et de l’audience à ce qui apparaît quelques semaines plus tard comme étant à chaque reprise des contres-vérités ? Ou vaut-il mieux s’abstenir, quitte à laisser ces fausses polémiques gagner du poids avec le temps ? Car le but de ces manœuvres est de faire le plus de bruit et le plus de ravages sur les consciences avant que l’on découvre la supercherie.
Cependant, aborder ces sujets sont pour nous l’occasion de donner un porte-voix aux contres-argumentations des scientifiques indépendants qui contredisent méthodiquement chaque conclusion avancée par ces études. Et il faut reconnaître que ces contestations, quoique plus éthiques, ne trouvent qu’une infime place sur le net, sans doute parce qu’elles ne représentent pour les webmasters qu’une faible source de trafic (donc de gains publicitaires) en comparaison avec les grands titres plus tapageurs.

Cellule cigarette electroniqueRappel des conclusions de l’étude

D’après cette étude de l’Université de Californie, conduite par le docteur Jessica Wang-Rodriguez et publiée sur la revue scientifique américaine Oral Oncology, la cigarette électronique entraînerait une auto-destruction des cellules des vapoteurs, c’est à dire une apoptose, ainsi qu’une mort précoce et non organisée des cellules dans l’organisme, ce qui est communément appelée une nécrose. Mais selon le magazine scientifique, la nicotine n’aurait aucune part dans ces phénomènes puisque l’apoptose et la nécrose resteraient présentes même si la cigarette électronique ne contient pas de nicotine. Jessica Wang-Rodriguez en déduit donc que la nicotine « n’est pas le seul composant responsable. Il doit y avoir d’autres composants dans les e-cigarettes qui font ces dégâts. » tout en avouant ne pas connaître pour le moment ces composants. D’autre part, cette étude précise que la vapeur de la e-cigarette aurait des effets néfastes sur l’ADN des utilisateurs (génotoxicité), des conséquences semblables à celles du tabac. La scientifique conclut : « Sur la base de nos résultats, je ne crois pas que la cigarette électronique soit moins nocive que le tabac. »

Concours de vapeur de cigarette électroniqueLa réaction des scientifiques indépendants

Un volume de vapeur excessif :
Cette étude a suscité de nombreuses réactions négatives de la communauté scientifique. Parmi celles-ci, un docteur de l’université de santé publique de Boston affirme, dans le magazine The Daily Caller News Foundation, que les volumes de vapeur utilisées dans ces expérimentations sont bien plus importantes que les doses communément inhalées par un vapoteur régulier, ce qui impliquerait une plus forte concentration des toxines responsables de l’apoptose et de la nécrose. Le médecin rappelle que la cigarette traditionnelle entraîne des lésions graves de l’ADN. Précisons que cette expérimentation consistait à exposer des cellules humaines de la bouche et des poumons (cellules épithéliales) à la vapeur de cigarettes électroniques dans des boîtes de Pétri (in vitro) pendant trois jours. On peut se demander si cette longue durée d’exposition, de surcroît dans un espace clos, permet de reproduire avec fidélité les conditions normales du vapotage humain car dans une situation réelle, la vapeur ne stagne pas dans l’organisme mais circule dans les voies respiratoires. On peut donc supposer que les effets néfastes de la vapeur sur les cellules sont plus fugaces in-vivo qu’in-vitro.

Différences entre les cellules in-vitro et in-vivo :
Le second contre-argument nous vient des scientifiques à l’origine même de l’étude, aussi surprenant que cela puisse paraître ! En effet, l’équipe du docteur Jessica Wang-Rodriguez reconnaît que les cellules testées dans le laboratoire ne sont pas complètement comparables à des cellules vivant dans l’organisme. La vapeur de cigarettes électroniques pourrait entraîner des conséquences radicalement différents de ceux observés en laboratoire. Alors, s’ils le disent !

 

Gardons le meilleur pour la fin… L’équipe scientifique du docteur Jessica Wang-Rodriguez nous apprend que la réglementation concernant la cigarette traditionnelle est plus sévère que celle sur la cigarette électronique. Il est vrai que la législation américaine sur la e-cigarette est inexistante mais on peut se demander comment une réglementation sur le tabac jugée stricte a permis et autorise encore aujourd’hui la vente d’un produit contenant 4000 additifs  dangereux !

     
SOSEO

Une réflexion au sujet de « Les scientifiques indépendants remettent en cause la dernière étude sur la cigarette électronique »

  1. Encore une façon de faire avancer les ventes du vrai tabac. La vape c’est l’avenir et les études on les connait l’un dit le contraire de ce que l’autre dit.. Enfin bon, bonne vape a tous ^^

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