Vapevent : les professionnels se donnent les moyens de défendre les vapoteurs

Vapevent cigarette electroniqueCe week-end, les 20 et 21 mars 2016, se tiendra à Paris le VAPEVENT, le Paris International vape Trade Show, ouvert exclusivement aux professionnels de la vape. Outre l’aspect commercial d’un tel événement, le Vapevent doit permettre aux participants de mieux comprendre la nouvelle législation et de trouver des solutions légales qui puissent à la fois satisfaire les contraintes des professionnels et les besoins des utilisateurs. Car ces problématiques ne vont pas seulement concerner pas  les entreprises mais vont impacter directement sur la vie des vapoteurs. Le sort et l’intérêt des uns et des autres sont plus que jamais liés !

Un contexte difficile pour les professionnels et les vapoteurs

L’application de la directive européenne entraîne tous les professionnels dans un climat d’incertitude. Si les buralistes peuvent garder leurs carottes de tabac sur la devanture de leur bureaux de tabac, les boutiques spécialisées appréhendent l’interdiction de la publicité sur la e-cigarette, notamment à l’extérieur de leurs établissements, qui pourrait les obliger à démontre leurs enseignes. Les petits fabricants d’e-liquides redoutent le coût que représentera l’homologation de chacun de leurs produits et regardent avec inquiétude les montants fixés en Belgique (4000 euros par e-liquide !). L’ensemble des marques d’e-liquides craignent l’interdiction prochaine des réservoirs rechargeables au bénéfice des clearomiseurs inviolables fabriqués uniquement par l’industrie du tabac qui imposera ses propres e-liquides. De leur côté, les professionnels du DIY e-liquide les plus pessimistes prévoient une disparition de cette pratique dès que les bases nicotinées seront limités à 10 ml et perdront une grande part de leur intérêt pour les vapoteurs. Dernier victime de cet arsenal législatif : le vapoteur qui n’aura plus la liberté de choisir son e-liquide et sera tributaire de la qualité des e-liquides élaborés par les cigarettiers ; le vapoteur qui paiera plus cher en proportion son e-liquide de 10 ml que son flacon de 20 ou 30 ml ; le vapoteur qui ne verra plus beaucoup d’avantage à fabriquer son liquide lui-même ; enfin, le vapoteur qui ne pourra plus organiser ou participer un Vapéro, s’exprimer sur un forum spécialisé

Les conférences de Vapevent

Le Vapevent a tenu à inviter des juristes et des scientifiques pour apporter à chacun de ces questions épineuses des réponses pointues et irréfutables.

Aaron Biebert Cigarette electroniqueL’interdiction de la publicité de la vape : quelles stratégies pour les professionnels ?

Cette première conférence du dimanche 20 mars réunira Maître Matthieu Bourgeois, avocat au barreau de Paris et Aaron Biebert, réalisateur du documentaire « A Billion Lives. » Ce sera une opportunité de mieux comprendre ce qui sera autorisé et ce qui ne le sera plus (Vapéros, forums, blogs, rassemblements, enseignes, publicité numérique, radiophonique et télévisuels…) et de déceler les moyens à la disposition des professionnels pour contourner la loi et garder le lien avec leur clientèle.

cigarette electronique Olivier TiquantLes magasins spécialisés et les défis de la consolidation du marché

La seconde conférence du dimanche 20 mars, grâce à la participation de Maître Olivier Tiquant, avocat associé au sein du cabinet TBM, et Jacques Le Houezec, consultant en santé publique, va tenter de dessiner des perspectives économiques pour les magasins spécialisés, face à la concurrence des cigarettes électroniques proposés par les cigarettiers. Ces modèles inefficaces sont vendus chez les buralistes pour que l’industrie de tabac garde un contrôle sur sa clientèle et maintienne un lien entre les vapoteurs et les cigarettes.

Cigarette electronique Nicopure LabsTransposition de la directive européenne : les principaux enjeux techniques pour les magasins spécialisés

La première conférence du lundi 21 mars invitera Maître Aymeric d’Alançon, avocat du Conseil (CWA) et Patricia Kovacevic, Avocat général et chef de la conformité (Nicopure Labs) à déterminer les conséquences de chaque clause de la Directive européenne sur les magasins spécialisés et les enjeux qui en découleront : délivrance constante de nicotine, limitation des volumes de produits nicotinés et de réservoirs, la fin du DIY, délai et audit avant la mise sur le marché des produits, etc.

Les magasins spécialisés face aux primo-accédants et aux produits à nocivité réduite

Enfin la seconde conférence du lundi 21 mars s’attachera, avec le concours de Maître Thierry Vallat, avocat au barreau de Paris, et Nicolas Birouste, du groupe AFNOR,  à imaginer de nouvelles perspectives pour se distinguer des « produits à nocivité réduite » proposés par l’industrie du tabac et pour encourager les fumeurs à se convertir à la vape dans un magasin spécialisé plutôt que dans un bureau de tabac.

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